Le stress d’un manager ou d’un dirigeant peut contaminer toute une équipe
Le stress d’un leader n’est jamais neutre : il se diffuse dans toute l’équipe et impacte directement la performance, l’énergie et la motivation au travail. Une directrice que j’accompagne dans une start-up internationale en a fait l’expérience : face à un leader en panique, elle s’est retrouvée submergée par la pression, les demandes urgentes et le sentiment de ne jamais en faire assez.
Trouver la bonne posture de leadership, poser son cadre et ses limites, rester dans sa zone de génie plutôt que de céder à la panique : voilà ce qui permet de transformer la dynamique.
Dans cette vidéo, je vous montre comment réagir face au stress d’un leader, sans vous laisser déstabiliser, et comment préserver vos ressources pour continuer à bien travailler et à vous épanouir dans votre rôle de femme leader.
Le stress du leader se transmet à son équipe
Une femme que je coachais est arrivée en séance de coaching, très angoissée et stressée. Elle est directrice européenne dans une grande start-up internationale. Elle a pris ce poste il y a moins d’un an, et se retrouve à travailler avec des personnes qui lui mettent beaucoup de pression, à cause des résultats financiers qui ne sont pas bons.
En décortiquant, je l’ai aidée à clarifier et à mettre des mots sur la source de tout ce stress et cette angoisse.
Il s’agit en fait d’un leader en panique avec lequel elle travaille. Il est arrivé il y a six mois, et les résultats ne sont pas au rendez-vous. Il est en partie responsable de faire le chiffre de l’année, et le fait de ne pas savoir comment rétablir la situation le met en panique.
Il pense que faire faire des choses en plus résoudra le problème :
“Ah oui, il faut faire ceci, il faut aller faire cela. Il faut qu’on fasse ceci en plus…”
Et d’ailleurs, ils travaillent et collaborent ensemble, mais ce n’est pas son chef à elle.
De son côté, elle prenait cette panique et essayait de faire ce qu’on lui demande, mais elle n’avait ni la bande passante, ni les moyens, et encore moins l’envie de le faire, parce qu’elle trouve que ce qu’elle a mis en place est déjà formidable.
Trouver la bonne posture face à un leader stressé, paniqué
On a regardé ensemble, en faisant des jeux de rôles. J’ai incarné le leader, et elle a cherché les postures qui allaient le rassurer.
1.. La posture adulte-adulte :
“Je comprends que tu aies envie de faire cela, et en même temps, ce n’est pas en faisant plus de choses que nous gagnerons plus d’argent. C’est notre collaboration et le fait de travailler ensemble qui fera que cela fonctionne.”
2.. La posture d’une experte de 30 ans de métier :
“J’ai conçu ce plan, qui fonctionne bien. C’est une bonne stratégie, fais-moi confiance, et ne paniquons pas.”
3.. La posture de dévoiler le jeu psychologique :
“Je comprends que tu sois en panique, parce que les résultats ne sont pas là. C’est sûrement très stressant. Maintenant, ce n’est pas faire telle ou telle chose en plus qui va nous sortir de cette situation. Ce qui va marcher, c’est appliquer le plan d’action conçu ensemble, et collaborer afin de le dérouler.”
Ou :
“Je vois que tu es très inquiet, c’est totalement approprié, c’est normal. Maintenant, si tu me demandes de faire cela en plus, je vais le faire, mais comme je n’ai pas le temps, ni les moyens, cela risque d’être mal fait et tu vas être déçu. Non seulement on perdra du temps et de l’énergie, mais en plus, on n’atteindra pas nos objectifs.”
Poser son cadre et ses limites pour faire face au stress du leader
Même en étant experte dans un domaine, et en étant dans un poste à responsabilités, on peut se retrouver dépassée par les événements, et impactée par le comportement des autres.
L’image que j’avais en la quittant est celle d’une fréquence radio à trouver.
Comme si son cerveau était un poste de radio, elle peut chercher la fréquence qui va lui permettre de poser son cadre tranquillement, en faisant alliance avec son leader, sans le mettre ni au-dessous, ni au-dessus, mais juste pouvoir dire ce qui lui convient.
- Poser son cadre et ses limites,
- Rappeler son cadre pour avoir les moyens, de bien travailler dans le confort, dans sa zone de génie, ne pas faire des tâches en plus.
Pour l’instant, la fréquence grésille encore, mais je sens qu’elle est en train d’y arriver.
Une fois cette fréquence intégrée, c’est tellement naturel que plus personne ne vient en étant paniqué, nous demander de faire plein de choses en plus, et qui ne servent à rien.
Si vous avez du mal à trouver la bonne fréquence, je suis là pour vous aider.

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Parce qu’un leader, qu’il soit manager, CEO ou directeur de projet, donne le ton. Si son état émotionnel est tendu ou paniqué, cela se diffuse naturellement : les décisions deviennent précipitées, les priorités changent sans arrêt, et l’équipe ressent une pression constante.
Un signe courant est de sentir une angoisse ou une pression qui n’a pas vraiment de lien direct avec vos propres responsabilités. Par exemple, si vous êtes déjà organisée, que votre plan de travail est clair, mais que vous ressentez quand même une panique venue de l’extérieur, c’est souvent celle du leader qui rejaillit sur vous.
Cela peut mener à de l’épuisement professionnel, à une perte de confiance en soi et à un sentiment d’injustice. À force de répondre à des demandes irréalistes, on peut finir par perdre sa motivation. Cette dynamique empêche aussi d’utiliser pleinement son expertise et sa zone de génie.
La clé est de trouver la bonne fréquence, un peu comme régler une radio : adopter une posture calme, adulte-adulte, et rappeler vos limites avec assurance. Par exemple : “Je comprends ton inquiétude, mais multiplier les tâches ne résoudra pas le problème. Concentrons-nous sur le plan établi ensemble.” Ce type de réponse apaise sans céder à la panique.
Oui, et c’est même essentiel. Dire non ne veut pas dire refuser en bloc, mais cadrer. Expliquer clairement vos moyens, le temps disponible et rappeler vos priorités vous permet de rester alignée. Le non devient alors une forme de leadership, pas une opposition.
Dans le stress, certains leaders déclenchent des jeux psychologiques : le “battez-vous”, le “faites plus” ou encore la culpabilisation. En prendre conscience permet de ne pas entrer dans ce jeu. Nommer la situation à voix haute – par exemple : “Je comprends ton inquiétude, mais ce n’est pas en ajoutant plus de tâches qu’on résoudra le problème” – aide à sortir de ce cercle.
En rappelant votre valeur et vos résultats déjà obtenus. Se recentrer sur ce que vous savez bien faire, sur vos compétences clés, permet de garder de la clarté. C’est aussi une manière de protéger votre énergie et d’éviter la dispersion. Le coaching professionnel aide beaucoup à identifier cette zone et à s’y ancrer même quand l’environnement est instable.
Respirer, prendre du recul, écrire ce qui est à vous et ce qui appartient au leader, puis reformuler vos priorités. Cela aide à distinguer vos responsabilités réelles des attentes projetées sur vous. Ensuite, choisir une posture claire – adulte, experte ou décryptage du jeu psychologique – vous redonne la main.
Les points clés à retenir
⭐ Le stress d’un leader se transmet rapidement à son équipe et peut impacter la performance collective.
⭐ Une femme leader peut se retrouver submergée par la panique d’un autre dirigeant, même si ce n’est pas son supérieur direct.
⭐ Les demandes irréalistes ou excessives d’un leader stressé ne résolvent pas forcément les problèmes financiers ou organisationnels.
⭐ Poser un cadre clair et rappeler ses limites est essentiel pour protéger son énergie et ses priorités.
⭐ Trois postures peuvent aider à désamorcer la panique d’un leader : adulte-adulte, experte affirmée, ou décryptage du jeu psychologique.
⭐ Dire non à certaines demandes est une compétence de leadership et non une opposition.
⭐ Trouver la “bonne fréquence”, comme sur un poste de radio, aide à adopter la posture juste face au stress.
⭐ Rester dans sa zone de génie permet de continuer à travailler efficacement malgré la pression extérieure.
⭐ Le coaching professionnel offre des outils pratiques pour gérer ces situations sans se laisser déstabiliser.