Comment faire dans les périodes de transitions professionnelles

Flash Coaching de Chine Lanzmann, mastercoach certifiée experte en leadership au féminin : Comment faire dans les périodes de transitions professionnelles

La période de transition est un moment stratégique quand on aborde le 3e trimestre de sa vie professionnelle

Les repères évoluent : carrière, rythme, priorités, créativité, mouvements, prendre soin de soi et de ses proches. Ce qui faisait sens avant ne nous nourrit plus forcément de la même manière.

Pendant cette phase, la tentation est grande de vouloir décider vite : changer de poste, créer son activité, tout arrêter ou réorienter. Attention ! Donnez vous la permission d’explorer avant de décider pour laisser place à de la nouveauté, à des surprises, laissez-vous surprendre !

Dans cette vidéo, je vous parle de la manière de vivre cette période de transition pour que vos prochaines années professionnelles soient les meilleures. 

La période de transition, un moment clé dans la vie d’une femme leader

Comment faire dans les périodes de transition quand on en a assez, on a envie d’autre chose, on ne sait pas très bien ce qu’on veut, du coup, on a tendance à tout de suite vouloir trouver la solution : 

  • ça y est, je vais quitter mon poste 
  • ou ça y est, je vais monter ma boîte 
  • ou ça y est, je vais faire tel type de poste 
  • ou ça y est, je prends ma retraite 
  • ou ça y est, je vais aller m’installer au fin fond de la campagne et ouvrir une boutique de macramé…

 

Ce n’est pas forcément le moment de décider tout de suite et je le vois pour moi ainsi que pour les femmes que j’accompagne, qui sont en transition, notamment dans ce troisième trimestre de vie professionnelle, quand les enfants sont partis, quand les parents ne sont plus là, c’est une nouvelle tranche de vie qui s’ouvre. 

 

Explorer ce qu’on veut faire

A-t-on envie de continuer à travailler comme avant ? A priori non, mais certaines oui et dans ces cas-là, “rechoisir” cette façon de travailler ou peut-être même changer des choses : de rythme, d’endroit ou bien aller faire quelque chose de totalement différent. Mais alors quoi ? 

A-t-on le temps d’aller se former ? Oui, on a toujours le temps d’aller se former, surtout quand on a 15-20 ans de plus. Allez, on va espérer être en bonne santé jusqu’à 80 ans et même plus et on a toute cette tranche de vie, 15 ans, 20 ans, 25 ans qui arrive devant nous, qu’est-ce qu’on va en faire ? 

 

Vouloir décider trop vite peut mener au burnout

  • Cette tendance à vouloir trouver tout de suite et ça y est, être sur un chemin, être sur un rail comme un TGV, ça peut nous emmener rapidement dans une direction qui ne nous convient pas et aller droit dans le mur ou droit au burnout,
  • Ou continuer, pourquoi pas, pendant 10 ans, 15 ans, 20 ans à faire quelque chose qui ne nous nourrit pas profondément. 
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Se donner la permission et le temps d’explorer pendant cette période de transition

C’est vraiment important de pouvoir se donner la permission de vivre pleinement cette période d’exploration et ce n’est pas négatif de papillonner, d’explorer. C’est vraiment des moments pour nous former. 

En ce moment, ce qui me branche, c’est tout ce qui est créatif : le dessin, la peinture, le tissage, le macramé, la terre, la céramique, la sculpture sur bois, sur pierre, peu importe mais en tout cas, je découvre un continent à explorer et en ce moment, j’ai envie de me nourrir comme quand j’ai découvert le coaching et le développement personnel il y a plus de 20 ans. 

J’étais dans cette même effervescence de dire : ah mais c’est fait pour moi ce truc ! Je lisais tous les livres, j’avais envie d’aller à tous les stages et d’ailleurs, j’allais à beaucoup de stages.

Oui, je me suis beaucoup formée et là, en ce moment, c’est cette vague là que je prends et qui monte, qui monte et où j’ai besoin de me nourrir, de me former, d’aller explorer. 

J’avais envie de voir toutes les techniques, tous les profs, tous les stages, tous les endroits, tous les pays… Alors évidemment, je ne peux pas tout faire, ce n’est pas possible mais comme pour le coaching, d’aller explorer pour aller trouver ce qui nous branche : c’est la communication non-violente qui me branche le plus, après c’est l’analyse transactionnelle que je trouve génial, oh puis encore c’est autre chose et d’aller à fond dans ce qui m’intéresse.

C’est ce qui a fait que je suis devenue coach et cela fait plus de 20 ans et j’aime toujours mon métier, ce métier me nourrit toujours. 

 

Aller explorer les formations pour trouver celles qui nous conviennent

Mais par contre, j’ai essayé de me reformer là en me disant, tiens je vais aller me former mais en fait c’est plus la peine, ça y est j’ai fait le tour. Bien sûr il y a toujours des choses à apprendre mais ce n’est plus la peine que j’aille à un stage me former. 

C’est pareil, j’ai lu tellement de livres de développement personnel et depuis maintenant dix ans, j’ai vraiment du mal à en lire ou alors je lis juste l’intro ou un résumé puis ça y est j’ai compris. 

 

Ne pas se précipiter à prendre une vague quand on explore

Donc il y a un moment où on a besoin de se nourrir, d’aller explorer et puis hop tout d’un coup la vague redescend et c’est le moment où j’ai pu coacher à mon tour et où je vais pouvoir créer à mon tour. 

Et ces moments d’exploration vraiment c’est hyper important de les vivre tranquillement, dans la confiance, dans la joie, en se disant que c’est absolument normal de ne pas trouver tout de suite, de ne pas faire tout de suite et qu’il y a besoin de quelques mois voire quelques années pour aller prendre une vague, pour aller explorer ce qui va nous nourrir. 

Et quand on a – enfin ! – trouvé une voie à explorer, engranger, apprendre, se nourrir, faire grandir la vague et à un moment avoir confiance que la vague va retomber et qu’on va pouvoir à ce moment là nous la redonner, transmettre ce qu’on a appris ou créer des choses nouvelles et puis après on aura une nouvelle vague, on aura à nouveau besoin de se former etc. 

Je l’ai vécu plusieurs fois dans ma vie et notamment avec le coaching et là c’est ce que je découvre aussi dans tout ce qui est créativité. 

 

Notre cerveau devient plus créatif à partir de 50 ans

Je vous souhaite aussi de le découvrir, vraiment de laisser un peu de vide, laisser un peu d’envie pour voir ce qui va arriver parce que dans ce troisième trimestre de vie, notre cerveau ralentit certes mais il ralentit pour devenir plus créatif. 

Donc profitez de cette créativité pour nous apporter de la joie, pour être créative dans ce qui vous intéresse. Ce n’est pas pour rien qu’il y a quelque chose qui vous intéresse donc allez-y, foncez si vous l’avez déjà. Et si vous ne l’avez pas encore, continuez à chercher, à explorer, à vous nourrir. Explorez pour trouver ce qui va vous intéresser, comme le papillon qui se pose sur chaque fleur pour butiner et pour ensuite choisir la fleur qu’il va préférer. 

C’est tout ce que je vous souhaite cette année : pouvoir explorer, trouver et vraiment vous nourrir, vous ressourcer, engranger tout ce qui va vous intéresser.

Et pour vous aider à réfléchir à vos prochaines années, j’ai créé le stage “Imaginer” le 3e trimestre de votre vie : cela se passe près de Cognac, en juin. Plus d’informations sur mon site.

Quand je suis en transition, ce n’est pas une simple fatigue. Je continue à fonctionner, mais je sens que ce que je fais ne me correspond plus vraiment. Le décalage est durable et me pousse à chercher du sens plutôt qu’un simple repos.

Parce que l’incertitude est inconfortable. Décider vite rassure, même si ce n’est pas encore juste.

Ce réflexe cache souvent une peur du vide.

 

C’est une période fréquente autour de la cinquantaine où les repères évoluent : carrière, famille, priorités. Ce n’est pas seulement une transition professionnelle, mais une nouvelle phase de vie à structurer différemment.

En ralentissant volontairement, en créant de l’espace et en évitant les décisions radicales prises sous pression. Explorer sans s’engager trop vite permet souvent de préserver son énergie.

Oui. Ce flou est souvent le signe qu’une phase d’exploration est nécessaire. À ce stade de vie, les attentes changent et demandent du temps pour se clarifier.

Non, si cela se fait consciemment. Explorer permet de comprendre ce qui nourrit vraiment et d’éviter de s’engager dans une voie par défaut ou par peur.

Oui, à condition de choisir des formations qui nourrissent et éclairent, plutôt que d’accumuler. Se former peut aider à se réinventer ou à ajuster sa posture de leadership.

Parce que le cerveau change de rythme. En ralentissant, il ouvre davantage d’espace à la créativité, à l’intuition et à de nouvelles formes d’expression.

Il n’y a pas de durée standard. Certaines transitions prennent quelques mois, d’autres plusieurs années. Vouloir aller trop vite mène souvent à des choix fragiles.

Quand l’intérêt reste stable dans le temps et que j’ai envie à la fois d’apprendre, de pratiquer et de transmettre. L’engagement devient alors naturel, sans forcer.

Photo illustrative du stage Imaginer, par Chine Lanzmann

Stage Imaginer

Un stage de coaching pour imaginer vos prochaines années professionnelles

Les points clés à retenir

⭐  La transition professionnelle autour de 50 ans est une étape normale et structurante, particulièrement fréquente chez les femmes leaders dans le troisième trimestre de vie professionnelle.

 

⭐  L’envie de tout décider rapidement est un réflexe face à l’inconfort, mais elle n’est pas toujours synonyme de bon timing ni de décision juste.

 

⭐  Explorer avant de décider est une compétence clé du leadership, surtout dans les périodes de transition personnelle et professionnelle.

 

⭐  Vouloir aller trop vite augmente le risque de burnout ou d’engagement durable dans une voie qui ne nourrit pas profondément.

 

⭐  Ne pas savoir exactement ce que l’on veut n’est pas un échec, mais souvent le signe qu’une phase d’exploration est nécessaire.

 

⭐  Papillonner, tester, se former et explorer plusieurs pistes peut être une étape saine, à condition de le faire consciemment et sans pression de résultat immédiat.

 

⭐  Se former après 45–50 ans reste pertinent, non pour accumuler, mais pour nourrir, clarifier et réinventer sa posture professionnelle.

 

⭐  La créativité prend souvent plus de place dans cette période de vie, car le cerveau ralentit sur certains plans pour devenir plus créatif.

 

⭐  Les transitions se vivent par vagues successives : exploration, apprentissage, intégration, puis création et transmission.

 

⭐  Une transition réussie repose sur le respect de son rythme, la confiance dans le processus et l’acceptation que certaines réponses prennent du temps.