Reprendre sa place après une absence, une transition ou un coup de mou ? Ce n'est pas qu'un défi… c'est un vertige.
Et pourtant, c’est souvent là que votre leadership peut renaître, plus fort, plus ancré, plus juste.
Après un congé parental, un burn-out, un changement d’équipe, un poste laissé en suspens… il y a cette peur, bien connue en coaching professionnel pour les femmes, de ne plus être à la hauteur, de ne plus être légitime, d’avoir perdu son impact.
Dans cette vidéo, je vous parle de la peur de ne pas arriver à reprendre sa place. Je vous expliqe pourquoi cette peur est normale, ce qu’elle révèle de votre puissance intérieure, et surtout comment la transformer en un levier de leadership affirmé. Si vous êtes une femme ambitieuse, que vous exercez des responsabilités en entreprise ou en indépendant, et que cette peur vous freine, cette vidéo est pour vous .
Après une longue absence, congé maternité ou sabbatique, comment revenir à sa place ?
Je suis toujours épatée comme la position qu’on a dans notre fratrie peut avoir encore aujourd’hui de l’influence dans notre vie professionnelle.
Je pense à une coachée formidable qui a pris un congé sabbatique de plusieurs mois.
Au moment de revenir à son poste, elle appréhende son retour… Et réserve une séance de coaching individuel avec moi pour le préparer.
Elle a peur de ne pas retrouver sa place. Pendant son absence, elle a confié aux membres de son équipe les tâches et réunions importantes, et maintenant, elle ne sait pas comment leur annoncer qu’elle reprend les rênes. Nous réfléchissons ensemble.
- Oui, d’un côté, elle revient, donc c’est comme avant,
- et de l’autre, cela ne peut pas être comme avant puisque tout change, tout évolue, ce n’est jamais comme “avant”.
Autant prendre en compte cette réalité..
Voilà ce qu’elle a décidé de leur dire :
“Je suis rentrée, alors forcément, les choses vont changer. Vous aviez plus de liberté, d’autonomie, et là, comme je vais redevenir votre chef, cela peut être embêtant pour certains, qui peuvent prendre tout ça comme un retour en arrière. Alors, non, cela ne sera pas exactement comme avant : je vais continuer à vous laisser assister à certaines réunions sans moi, et dans d’autres, j’irai seule. Pour les dossiers, je vais vous en laisser en total maîtrise et d’autres, plus stratégiques, que je vais devoir récupérer”.
Et ça a aidé ma coachée de savoir comment aborder le sujet, tranquillement, simplement.

Vous connaissez le programme Woman Impact ?
Cette peur de ne pas arriver à reprendre sa place est aussi une problématique pour les femmes de retour de congé de maternité
Quand je lui propose d’explorer un peu plus sa crainte de “ne pas retrouver sa place”, elle me dit avoir l’impression de ne pas être suffisante, de ne pas être assez bien.
Rien à voir avec la réalité : elle est super douée dans son travail, cela se passe très bien.
Dans sa fratrie, elle est l’aînée. Son petit frère a deux ans de moins qu’elle.
Et ça peut expliquer certaines craintes : Quand on a deux, trois ans, on se sent la reine du monde. Tout tourne autour de nous. On ne peut pas imaginer que les parents ont d’autres centres d’intérêt. Et tout d’un coup, ils reviennent à la maison avec un autre bébé en disant :
“C’est ton petit frère, il faut que tu sois contente.”
Cela cause un choc énorme. Du haut de ses deux ans, l’enfant pense qu’il n’est pas suffisant, puisque ses parents ont dû faire un autre enfant. Il ne peut pas imaginer que ses parents avaient juste envie de deux, trois, quatre enfants, ou que cela n’avait rien à voir avec lui.
Cette blessure archaïque est marquée au fer rouge. Ce traumatisme de l’enfant peut être aussi important que si mon mari rentrait à la maison avec une autre femme, en me disant :
“C’est ma deuxième femme, on va vivre ensemble à partir d’”aujourd’hui, tu dois être heureuse.”
Heu… non !
Mais, à deux ans, on ne peut pas décider. C’est un choc énorme.
Quand on pense que l’on n’est pas suffisante…
En prenant conscience de cette blessure d’aînée, ma coachée a compris que ses craintes de ne pas être suffisante n’ont rien à voir avec la réalité. C’est cette blessure archaïque qui est réactivée.
Quand on le sait, on peut mettre des mots dessus, et cela change notre posture !
A deux ans, elle avait besoin de sécurité et de se sentir assez importante, assez suffisante, et aujourd’hui, adulte, elle peut s’apporter cette sécurité à elle-même.
Chaque place dans la fratrie a ses avantages et ses inconvénients
Quand on est fatiguée, stressée, ou sous pression, nos blessures archaïques peuvent resurgir.
Notre place dans la fratrie a toujours un impact :
Quand on est l’aînée, on peut penser :
- “Je ne suis pas assez bien”.
- “Je ne suffis pas”
Et quand on est le deuxième ou le troisième, c’est plutôt :
- “Oh là là, mais je n’y arriverai jamais”,
- “Je n’ai pas confiance en moi…”,
Et quand on est fille unique :
- une impression de solitude,
- d’ennui…
En sachant que ses pensées sont des pensées archaïques qui n’ont rien à voir avec la réalité, alors, on peut s’en dégager et retrouver notre leadership !

Avez-vous assez confiance en vous ?
C’est une peur que je retrouve très souvent dans mes accompagnements en coaching pour femmes. Cette inquiétude vient d’un mélange de doutes : ai-je encore ma légitimité ? Est-ce que les choses ont changé sans moi ? Vais-je être à la hauteur ?
Derrière cette peur, il y a une vraie exigence de bien faire, un besoin de reconnaissance, et parfois une blessure liée à l’invisibilisation des femmes dans certains environnements professionnels.
Oui, c’est profondément humain. Ce genre de transition crée une rupture dans le rythme, l’énergie, la confiance. Revenir dans un environnement pro avec l’impression que tout a continué sans moi peut être très déstabilisant. En coaching, je travaille souvent sur cette sensation de « décalage » et sur les moyens concrets de revenir sans se trahir. Il ne s’agit pas de redevenir l’ancienne version de soi, mais d’assumer pleinement celle que vous êtes devenue.
Cette question revient souvent dans mes séances de coaching. J’ai envie de dire : si vous vous la posez, c’est que vous êtes déjà engagée dans une posture de conscience, donc de leadership. La légitimité ne se décrète pas, elle se vit, elle se construit, surtout dans des contextes où les femmes ont été trop souvent mises de côté. Reprendre sa place, c’est parfois d’abord la redéfinir.
Je l’ai vécu, je l’entends, et je sais que c’est violent. Quand on revient dans une équipe et que l’on voit que notre voix porte moins, que les décisions se prennent sans nous, que notre rôle est flou… il y a un vrai travail à faire. Le coaching peut vous aider à clarifier ce que vous attendez, à poser un cadre, à reconnecter avec votre pouvoir d’influence. C’est un enjeu de leadership, mais aussi de reconnaissance.
Parfois c’est une impression, parfois c’est une réalité. Mais dans les deux cas, votre ressenti est valide. En coaching, je parle souvent de la notion de « contrat psychologique » : ce lien tacite entre vous et votre environnement. Une absence, même courte, peut faire évoluer ce contrat. Ce qui compte, c’est d’observer les faits, d’oser nommer ce qui a changé, et de voir ce que vous avez envie de (re)construire.
C’est une peur que je comprends très bien. Elle est souvent liée à des injonctions : être douce, ne pas faire de vagues, ne pas “prendre trop de place”. Pourtant, reprendre sa place, ce n’est pas écraser les autres. C’est exister pleinement. En coaching, j’aide les femmes à trouver ce juste ton : affirmer sans dominer, prendre sans voler, occuper l’espace sans se justifier.
Je pense qu’il est sain de ne pas revenir “comme avant”. Parce que vous avez changé. Toute période de retrait, qu’elle soit choisie ou subie, nous transforme. L’idée n’est pas de coller à une image passée, mais de revenir avec ce que vous avez appris, traversé, gagné. Reprendre sa place, c’est aussi inventer une nouvelle manière d’habiter son rôle. Et souvent, c’est là que le leadership s’approfondit.
Ce piège est très fréquent : on veut montrer qu’on est toujours utile, rapide, performante… et on fini par s’épuiser en cherchant à prouver sa valeur. Or, en tant que coach pour femmes leaders, je le dis souvent : vous n’avez pas à faire plus pour compenser votre absence. Vous avez à être pleinement vous, avec vos limites, vos choix, votre présence. Le respect se gagne dans la clarté, pas dans le sacrifice.
Oui, beaucoup. C’est une peur très répandue, que je retrouve dans mes coachings. On en parle peu, parce qu’elle touche à la vulnérabilité, au doute, à l’estime de soi. Mais en réalité, cette peur est le signe que vous êtes en mouvement. Et dans ce mouvement, il y a de la vie, de la force, du potentiel.
Voilà une vraie question de coaching ! Et une porte d’entrée vers un leadership plus incarné. Peut-être que reprendre votre place, ce n’est pas retourner au même bureau, avec les mêmes horaires, les mêmes attentes. Peut-être que c’est l’occasion d’inventer un nouveau rôle, plus aligné avec qui vous êtes aujourd’hui. Reprendre sa place ne veut pas dire revenir en arrière. Cela peut aussi vouloir dire avancer autrement.
Les points clés à retenir
La peur de ne pas réussir à reprendre sa place est fréquente chez les femmes après une absence professionnelle
Elle touche notamment les femmes en retour de congé maternité, de burn-out ou après une transition de poste.
Cette peur traduit un besoin profond de légitimité et de reconnaissance
Elle ne signale pas une faiblesse, mais une conscience aiguë de sa valeur et de son rôle.
Il est naturel de se sentir en décalage après une période d’absence
Cette sensation peut être inconfortable, mais elle fait partie du processus de réintégration.
Reprendre sa place ne signifie pas redevenir celle que l’on était avant
C’est souvent l’occasion de redéfinir ses priorités, ses limites et son identité professionnelle.
Se sentir invisibilisée à son retour peut être une violence silencieuse
Cela appelle une réponse claire, ancrée dans une posture de leadership affirmé.
Le besoin de “prouver” sa valeur à nouveau est un réflexe courant mais énergivore
Il peut mener à de la suradaptation et à une perte de sens.
Le leadership féminin passe aussi par l’acceptation de ses transformations
Reprendre sa place, c’est aussi s’autoriser à évoluer, à ralentir, à choisir différemment.
La peur de déranger en s’affirmant est souvent liée à des injonctions genrées
Apprendre à occuper l’espace professionnel sans culpabilité est un travail clé du développement personnel et professionnel des femmes.
Beaucoup de femmes vivent cette peur en silence
La verbaliser est une première étape puissante pour la transformer.
Reprendre sa place peut devenir une opportunité de création
Plutôt que de retrouver un rôle ancien, c’est parfois l’occasion d’en inventer un nouveau, plus aligné avec ses aspirations actuelles.
