Une permission à récupérer : celle d’être encore plus dans sa zone de génie pendant notre troisième trimestre de vie professionnelle
Savez-vous que l’on a nos propres limites avec la réussite ? Et quand on parle de zone de génie, c’est important d’aller voir où est cette limite et regarder si on peut la faire monter un peu – ou beaucoup ! -pour être encore plus dans notre zone de génie.
C’est la théorie de Gay Hendrix, l’auter de l’ouvrage “The Big Leap”, le concept de la zone de talents, que j’appelle aussi zone de génie, qui est :
- ce qu’on fait, c’est dans la fluidité,
- on est content de le faire,
- on a de l’énergie après l’avoir fait
- et comme on est vraiment dans notre zone de génie, on est super bonne,
- on a les feedback des autres, plein de reconnaissance…
- Bref, ça marche vraiment bien.
Par habitude, on peut avoir tendance à rester juste dans notre “zone d’excellence”
Et on loupe notre zone de génie. Dans la zone d’excellence, c’est déjà pas si mal, car on fait très bien les choses, ça marche très bien, on a l’habitude, on maîtrise mais on commence à s’ennuyer un peu ou ça nous nourrit moins, ou ça ne nous a jamais vraiment nourri mais on le fait, on continue à le faire par habitude.
Pour préparer notre troisième trimestre de vie, c’est intéressant d’aller explorer notre zone de génie
Vers 50 ans, on commence à se poser des questions et c’est tout à fait profitable de chercher et de réfléchir et d’explorer :
- vais-je rester dans ma zone d’excellence encore des années ? et pourquoi pas ?
- ou vais-je me donner la permission d’aller découvrir ma zone de génie si je ne la connais pas encore ?
- ou d’y être encore plus et encore plus à fond pour ces 15-20 ans qui me restent, à être active, à travailler, à être utile, à créer des choses nouvelles et puis à être en lien avec d’autres personnes…
C’est important d’avoir des activités. C’est ce qui nous donne notamment beaucoup de signes de reconnaissance, qui fait qu’on se sent bien, qu’on se sent en vie, qu’on est vivante et qu’on est reconnue parce qu’on est évidemment un animal social aussi, nous les humains.
S’autoriser à augmenter ou non son thermostat de réussite
Je trouve ça intéressant de voir comment on peut s’auto-limiter. Par exemple, je réussis au travail mais dans ma vie perso, je ne vais pas m’autoriser à réussir. C’était mon cas pendant les 30 premières années de ma vie, jusqu’à ce que je rencontre mon mari où je m’étais donné la permission de réussir aussi sentimentalement à ce moment-là.
Et parfois, d’autres personnes vont réussir leur vie familiale. Sentimentalement ça va être super sympa, mais professionnellement, ça va être compliqué : elles ne sont jamais contentes, toujours un peu frustrées…
Pour moi c’est des questions de thermostat à monter. Comment je peux m’autoriser à être en même temps épanouie personnellement et en même temps épanouie professionnellement ?
Augmenter ou non notre thermostat de réussite selon ce qu’on ressent
Beaucoup de choses peuvent nous empêcher d’augmenter ce thermostat de réussite. Ça peut être des loyautés familiales – ça m’attriste de parler de ça parce que ça me parle et ça parle aussi à beaucoup de mes coachées. Parfois, être heureuse personnellement, réussir, être épanouie sentimentalement, ce n’est pas tellement familialement permis.
Donc, comment va-t-on s’autoriser ça ?
Comment va-t-on se donner cette permission d’être épanouie, soit sentimentalement, soit familialement, soit professionnellement, soit physiquement aussi d’ailleurs ?
Comment se donne-t-on ces permissions ?
Reconnaître qu’on n’est pas épanouie pour pouvoir augmenter son thermostat de réussite
C’est un peu triste, mais c’est bien de se rendre compte qu’on ne les a pas forcément ou qu’on ne l’a pas à 100%. C’est mettre des mots sur la réalité. Donc, ça peut être un peu triste ou juste un peu triste de savoir pourquoi on est triste, ça peut être soulageant aussi.
Se donner les permissions, aller les chercher. Ça peut être auprès de rôles modèles qui se les donnent et ça, en général, en tout cas pour moi, ça marche bien d’avoir vraiment cette permission qui m’est donnée par quelqu’un qui est un peu en figure d’autorité ou une mentor, une coach, une psy ou une amie.
En tout cas, je vais aller la chercher ou je vais aller la récupérer ou je vais lui demander ou je vais la prendre et puis moi aussi, en être consciente, m’autoriser à me la donner. Après, ça peut être plein d’autres possibilités, mais je pense que ce sont souvent les loyautés familiales.
Donc comment peut-on augmenter ses thermostats ? C’est un peu comme le chauffage, on n’est pas obligée d’être à fond tout le temps, mais en tout cas, on peut avoir chaud et au contraire, ça nous donne de l’énergie au lieu de dépenser de l’énergie comme le chauffage. Ce n’est pas une très bonne métaphore, mais le thermostat, oui. Comment puis-je augmenter mes thermostats ? Et c’est possible, parce qu’il n’y a pas de raison, pourquoi pas.
Quand je suis dans ma zone de génie, je fais les choses avec fluidité, plaisir et énergie. En coaching leadership, je remarque souvent que la zone d’excellence apporte des résultats, mais moins d’enthousiasme et davantage de routine.
Après 50 ans, beaucoup de femmes leaders, dirigeantes ou entrepreneuses ont davantage de liberté pour choisir ce qui les nourrit vraiment. Identifier sa zone de génie permet de construire une activité plus alignée, plus stimulante et plus épanouissante pour les années à venir.
Oui, car la zone d’excellence est souvent valorisée par l’entourage et procure un sentiment de sécurité. Pourtant, il arrive qu’elle ne corresponde plus à ce qui nous fait vibrer profondément. Reconnaître ce décalage est la première étape d’une transition professionnelle réussie.
Le thermostat de réussite représente le niveau de bonheur, de réussite ou d’épanouissement que je m’autorise à atteindre. Même lorsque les opportunités sont là, certaines croyances peuvent inconsciemment me pousser à revenir dans une zone connue.
Certaines femmes s’autorisent facilement la réussite professionnelle mais pas le bonheur personnel, et inversement. Ces limites sont souvent liées à des croyances anciennes ou à des modèles familiaux. Le coaching permet de les identifier pour retrouver davantage d’équilibre.
Les loyautés familiales peuvent nous amener à reproduire des schémas sans même nous en rendre compte. Si, dans mon histoire familiale, la réussite, l’argent, le plaisir ou l’amour étaient mal perçus, je peux inconsciemment limiter mon propre développement.
Je peux ressentir une forme de frustration, d’ennui ou l’impression que quelque chose manque malgré des résultats satisfaisants. Ce constat peut être inconfortable, mais libérateur. Nommer ce qui ne me convient plus est une étape importante pour évoluer vers une vie plus épanouie.
Je peux commencer par observer les domaines dans lesquels je me limite encore. M’entourer de modèles inspirants, d’une coach, d’une mentor ou de personnes qui incarnent ce que je souhaite développer peut m’aider à élargir progressivement ce qui me paraît possible.
Parce que beaucoup de nos freins ne viennent pas d’un manque de compétences mais d’un manque d’autorisation. S’autoriser à réussir, à être visible, à prendre sa place ou à être heureuse transforme profondément nos choix.
Non, et c’est même souvent une période particulièrement favorable. Avec l’expérience acquise, une meilleure connaissance de soi et davantage de recul, beaucoup de femmes découvrent enfin ce qui les fait réellement rayonner. Il n’est jamais trop tard pour mettre son énergie au service de ce qui a le plus de sens.
Les points clés à retenir
✅ La zone de génie correspond aux activités que l’on réalise avec fluidité, plaisir, énergie et efficacité reconnue par les autres.
✅ La zone d’excellence n’est pas forcément la zone de génie : on peut y être performante tout en s’y sentant moins nourrie ou stimulée.
✅ Le troisième trimestre de la vie professionnelle est un moment privilégié pour réévaluer la place que l’on accorde à sa zone de génie.
✅ Il est possible de choisir de rester dans sa zone d’excellence ou de se donner la permission d’explorer davantage sa zone de génie.
✅ Les activités qui ont du sens contribuent au sentiment d’utilité, de vitalité et de reconnaissance.
✅ Chacune possède un « thermostat de réussite » qui influence le niveau de bonheur, d’épanouissement ou de réussite qu’elle s’autorise à atteindre.
✅ Une personne peut s’autoriser la réussite dans un domaine de sa vie tout en se limitant dans un autre.
✅ Les loyautés familiales peuvent freiner l’accès à davantage d’épanouissement personnel, professionnel, relationnel ou physique.
✅ Reconnaître son manque d’épanouissement ou ses frustrations permet de mieux comprendre ce qui demande à évoluer.
✅ Les permissions intérieures jouent un rôle majeur dans le développement personnel et professionnel.
✅ Il est possible d’augmenter progressivement son niveau d’épanouissement sans chercher à être toujours « à fond ».
✅ L’âge et l’expérience peuvent devenir des atouts pour vivre davantage en accord avec ses talents naturels.
✅ Développer sa zone de génie permet souvent de retrouver plus d’énergie, de motivation et de satisfaction dans sa vie professionnelle.
✅ Il n’y a pas de raison de s’interdire un niveau supérieur de réussite ou d’épanouissement si c’est ce que l’on souhaite réellement.



