Comment avoir plus de liberté au travail, après 50 ans ?

Flash Coaching de Chine Lanzmann, mastercoach certifiée experte en leadership au féminin : Comment avoir plus de liberté au travail, après 50 ans ?

Se donner la permission d’être plus libre, sans attendre le burnout

Je trouve ça incroyable et je le vois avec les femmes corporate que j’accompagne : certaines, autour de la cinquantaine, se dévalorisent encore au travail, par les mots et par les faits. Même en étant au board, elles ne se permettent pas de travailler de la façon dont elles ont besoin pour bien y arriver.

En entreprise, comme il y a un contrat de travail salarié, avec un supérieur hiérarchique, ça oblige plus à se soumettre et à continuer de travailler sans être dans sa zone de génie. Aussi, certaines se bloquent encore plus en se forçant à être “exemplaires” avec leurs équipes, alors qu’en fait, on n’a pas besoin d’être exemplaire : chacun son boulot, à chacun de travailler comme il veut, comme il peut. 

En coaching, on regarde justement comment elles peuvent ne pas être exemplaires, comment elles peuvent se donner plus de liberté, se donner les permissions qu’il est plus facile à avoir quand on est consultante et entrepreneuse.

Vous avez le droit de travailler comme vous le souhaitez

Et là, comme c’est l’été, elles peuvent se donner la permission de “télétravailler” sur un lieu de vacances, ou d’être en vacances et de travailler : un petit plein temps, un mi-temps… peu importe car on n’est moins obligée de se rendre au bureau. Même si les équipes sont au bureau. C’est absolument OK de ne pas être exemplaire, de ne pas être là quand ces équipes sont là, quand vous avez besoin de vous reposer et prendre du recul – ou de passer du temps sympa en famille ou avec vos proches.

Nous travaillons aussi la permission d’adapter son emploi du temps. De maîtriser son temps comme si on était à notre compte. Les consultantes arrivent à mieux le faire. Et c’est aussi important, en tant que consultante et entrepreneuse, pour ne pas trop  travailler, de se donner la permission de mieux cadrer ses clients, d’être en position haute sur le cadre. L’important, c’est de récupérer ses permissions.

Prendre soin de soi avant qu’il ne soit trop tard

Quand le travail ne vous convient plus, quand la vie professionnelle est trop pesante, trop de femmes, même des femmes leaders, ne disent rien. Elles supportent, elles subissent, jusqu’à tomber en dépression, ou malade, ou en burnout. Et à la fin, quand elles ont risqué leur santé, elles peuvent enfin partir. 

Alors qu’elles auraient pu prendre mieux soin d’elles bien avant, s’occuper de leurs besoins, être égoïste – dans le bon sens du terme – et ensuite décider, est-ce que, finalement, elles ont fait les aménagements qui leur allaient et elles peuvent rester ? Ou ça ne va plus, mais elles ne sont pas épuisées, elles ont trouvé de l’énergie pour aller réfléchir à la suite de leur vie, ou directement trouver autre chose. 

Quel dommage de s’épuiser, d’aller jusqu’à vivre un burn-out, ou de tomber malade… Ca me rend trop triste !

Parfois, pour se donner la permission de partir, elles s’obligent, inconsciemment, à se mettre tellement en colère. Et là, elles partent en claquant la porte, ou elles deviennent insupportables et se font licencier.

La colère pour éviter la tristesse de la séparation

Je le vois souvent, même dans les relations de couple ou les relations amicales, au lieu de ressentir la tristesse de la séparation – parce que c’est triste de se séparer, c’est triste d’en avoir marre d’un travail, on se met en colère.

On n’arrive pas à se dire : c’est fini, j’ai envie de passer à autre chose, cela ne me convient plus. Je ne suis pas obligée d’en vouloir aux autres, de me fâcher, de me mettre en colère – La colère remplace alors la tristesse de la séparation – j’en suis une grande spécialiste, je l’ai fait pendant des années !

Nous avons plus de liberté que nous ne le pensons

Même si vous êtes en entreprise, même si vous êtes salariée, même si vous avez des N+1, que vous soyez au board ou pas, vous avez plus de liberté que vous ne le pensez. Plus vous êtes haute dans la hiérarchie, plus vous avez de la liberté. 

Je vous souhaite de pouvoir aménager votre temps, travailler comme ça vous va, comme ça vous chante.

Arrêtez de vouloir être exemplaire, arrêtez de demander : “puis-je aller télétravailler une semaine ?” Parce que si on vous répond : non, vous êtes coincée. Plutôt, informez : “ah oui, la semaine du 17 août, je vais télétravailler”. Et vous n’êtes pas obligée d’être chez vous, vous n’êtes pas obligée d’être au boulot, vous pouvez être où vous voulez.

Je vous souhaite de prendre bien soin de vous et de vous donner la liberté d’adapter votre cadre de travail, pour être sereine et efficace. 

Beaucoup de femmes leaders, même au comité de direction ou au board, continuent de se sentir obligées de répondre aux attentes des autres avant de répondre à leurs propres besoins.

En coaching, je constate souvent que le statut élevé ne donne pas automatiquement le sentiment de liberté. Apprendre à reprendre sa place et à travailler dans sa zone de génie est un vrai sujet de leadership après 50 ans.

Nous avons souvent appris à être parfaites, disponibles et exemplaires. Pourtant, le leadership féminin ne consiste pas à tout sacrifier ou à tout contrôler. Se donner la permission d’aménager son temps, de poser ses limites ou de travailler différemment est une compétence qui se développe.

Être une bonne dirigeante ne signifie pas être exemplaire en permanence ni montrer l’exemple sur tous les sujets. Les équipes ont surtout besoin d’une leader claire, cohérente et capable de prendre soin de ses propres limites.

Oui, bien plus que vous ne le pensez. Beaucoup de femmes cadres et dirigeantes disposent d’une marge de manœuvre qu’elles n’utilisent pas, simplement parce qu’elles n’osent pas se l’autoriser. Le télétravail, l’organisation du temps ou les périodes de repos peuvent souvent être négociés ou aménagés.

Quand vous vous sentez épuisée, démotivée ou que vous avez l’impression de vous forcer en permanence, ce sont souvent des signaux à écouter. Attendre le burn-out ou la maladie n’est pas une obligation. Prendre soin de soi avant d’être à bout permet de faire des choix plus sereins pour la suite de sa vie professionnelle.

Parce qu’elles ont parfois besoin d’une raison « légitime » pour partir. Elles supportent une situation qui ne leur convient plus jusqu’à l’épuisement, à la colère ou à la maladie. Pourtant, il est possible de décider de changer avant d’en arriver là.

La colère cache parfois une autre émotion : la tristesse de la séparation. Quitter une entreprise, un poste ou une équipe peut être douloureux, même lorsque l’on sait qu’il est temps de partir. Reconnaître cette tristesse aide souvent à prendre une décision plus apaisée.

La première étape consiste à écouter vos besoins avant qu’ils ne crient plus fort. Cela peut passer par des aménagements de votre organisation, des limites plus claires ou une réflexion sur la suite de votre carrière. Ce travail de prévention est souvent déterminant pour les femmes de 50 ans et plus.

Oui, et c’est même une période de la vie où beaucoup de femmes choisissent de redéfinir leur rapport au travail. Certaines réorganisent leur emploi du temps, d’autres changent de poste ou développent une nouvelle activité. Le plus important est de créer un cadre professionnel qui vous ressemble et qui respecte votre énergie.

La liberté commence souvent par une permission intérieure : celle de ne plus faire les choses uniquement parce qu’elles ont toujours été faites ainsi. Vous avez plus de choix et plus de pouvoir que vous ne l’imaginez, même en entreprise. Travailler autrement, avec plus de sérénité et de liberté, est possible à tout âge et particulièrement dans le troisième trimestre de vie professionnelle.

Les points clés à retenir

✅  Même à des postes de direction, de nombreuses femmes continuent de se dévaloriser et n’osent pas travailler de la manière qui leur convient le mieux.

✅  Le besoin d’être « exemplaire » pousse souvent les femmes leaders à s’éloigner de leur zone de génie et à s’imposer des contraintes inutiles.

✅  Être salariée ne signifie pas renoncer à toute liberté dans l’organisation de son travail et de son temps.

✅  Se donner des permissions est une compétence de leadership qui se développe à tout âge, même après 50 ans.

✅  Adapter son emploi du temps et poser un cadre plus juste permet de préserver son énergie et son efficacité.

✅  Beaucoup de femmes attendent d’être épuisées, en burn-out ou malades avant d’oser remettre en question leur situation professionnelle.

✅  Prendre soin de ses besoins avant d’être à bout permet de prendre de meilleures décisions pour la suite de sa carrière.

✅  La colère face à son travail masque parfois la tristesse de devoir quitter une situation qui ne convient plus.

✅  Il est possible de quitter un poste ou de changer de vie professionnelle sans conflit, sans s’effondrer et sans “claquer la porte”.

✅  Plus une femme occupe un poste élevé dans la hiérarchie, plus elle dispose généralement de marges de manœuvre qu’elle sous-estime.

✅  Oser travailler différemment est une manière de reprendre son pouvoir et de construire une vie professionnelle plus sereine.

✅  Attendre l’autorisation des autres limite souvent notre liberté, alors que nous avons davantage de choix que nous le pensons.

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