Se donner la permission de réussir autrement après 50 ans
Aujourd’hui, je vais vous parler de la réussite et comment, quand on aborde la cinquantaine et encore plus après, cette notion de réussite, on peut la questionner. D’ailleurs, beaucoup de femmes “réussissantes” ont envie de redéfinir ce qu’est la réussite professionnelle, pour elles.
La plupart des femmes que j’accompagne en coaching dont fait de grandes écoles – alors que moi, je ne savais même pas que ça existait et encore moins que c’était une possibilité 🙂
Je pense qu’elles viennent chercher quelque chose de différent, sinon elles auraient pu prendre une coach qui a fait aussi une grande école 🙂 Alors je pense qu’elles viennent prendre cette permission de redéfinir leur parcours professionnel, d’avoir plus de liberté et de ne pas avoir comme objectif une réussite académique ou corporate, “classique”.
D’ailleurs, qu’est-ce qu’une réussite classique ? Je n’en sais rien. C’est comme qu’est-ce la vraie vie, la vraie réalité ? Je n’en sais rien. On a chacune une vraie vie, on a chacune notre réalité, on a chacune notre réussite.
Qu’est ce que la réussite professionnelle pour vous ?
C’était intéressant cette discussion dans le coaching collectif Woman Impact d’hier, justement, c’est tout frais, avec des coachées en année “plus”, cela fait quelques années que l’on travaille ensemble.
Elles sont évidemment différentes et en même temps, elles ont le même questionnement sur leur réussite.
Elles n’ont plus envie de continuer ce schéma classique de la carrière corporate ou de consultante avec encore plus de chiffre d’affaires et encore plus de clients prestigieux.
Elles ont toutes les deux la cinquantaine et sont en train de se tourner vers ce qui leur fait vraiment plaisir, vraiment envie.
Alors ça prend du temps de se donner cette permission. Ca prend du temps d’arrêter de se comparer à ceux et celles qui réussissent plus, qui ont fait les mêmes études qu’elles et se retrouvent au board de grandes entreprises ou à la tête d’un très grand chiffre d’affaires.
Elles sont tiraillées entre leur ancien modèle de réussite – difficile à abandonner – et leur nouveaux besoins de plus d’authenticité, d’être proches de leurs valeurs et de leurs nouveaux centres d’intérêt dans la vie.
La réussite, pour moi, c’est faire ce qui nous intéresse
Et quand elles imaginent changer de façon de travailler, lâcher le monde corporate pour aller vers quelque chose de plus proches de leurs envies mais du coup moins réussissant sur le papier, elles commencent à se juger. Enfin, une partie d’elles-mêmes les juge, c’est cette parent critique qu’elles ont introjecté de leurs parents ou de leurs profs ou d’une partie de la société, qui dit : « Bah oui, mais si tu ne progresses pas plus, c’est que tu es nulle !” ou “Tu es paresseuse ! Force-toi !” ou “Tu n’es pas capable !”
Heureusement, après quelques années de coaching, elles réalisent que c’est “juste” une partie d’elles qui les juge puisqu’il y a toute une autre partie qui commence à s’éclater à faire des trucs qui sont peut-être moins corporate ou moins dans leur système de réussite.
Et pourtant, elles s’éclatent, elles réussissent et ça peut être dans des choses plus associatives, plus culturelles, plus créatives, avoir des projets différents qui émergent quand elles se donnent cette permission d’aller explorer et d’aller justement changer cette notion de réussite, cette définition de réussite.
Notre première réussite professionnelle se construit dès l’enfance
J’apprécie l’analyse transactionnelle notamment pour ce concept du scénario de vie que chaque enfant se fabrique.
La théorie : entre 3 et 7 ans, chaque enfant, en fonction de tout ce qui l’entoure, des croyances de la famille, de ce qu’il voit, des modèles qu’il reçoit, du comportement des personnes importantes de leur entourage, de ce qu’elles expriment consciemment, inconsciemment, des projections qu’il y a sur elles, elles se créent un scénario qui commence par : « Puisque c’est comme ça, alors moi je vais… »
Si on voit des parents qui valident ou vénèrent, donnent beaucoup de reconnaissance aux personnes qui gagnent beaucoup d’argent ou qui ont des jobs dans des grandes boîtes, qui font des grandes carrières, elles peuvent se dire : « Alors moi, puisque c’est comme ça, quand je serai grande, j’aurai un super job et je réussirai comme eux. »
Et ça marche, elles ont plutôt des scénarios gagnants d’ailleurs, sinon elles ne seraient pas là à la cinquantaine à se poser des questions sur leur reconversion.
Et puis elles prennent conscience que ce qu’elles ont décidé enfant, ça ne leur va plus après 50 ans. Et c’est génial de se rendre compte de ça 🙂
Redéfinir ce qu’est la réussite à 50 ans
Et ce qui est super avec cette théorie d’analyse transactionnelle, c’est qu’on peut à tout moment redécider, reprendre une décision et dire :
« Ben voilà, peut-être que ce scénario, il m’allait quand j’avais 5 ans et je l’ai fait jusqu’à 40 ou 50 ans, mais aujourd’hui ça ne me va plus et qu’est-ce que je vais redécider pour ces prochaines années ? »
Et puis, ces prochaines années, elles peuvent être longues justement grâce à ce fameux troisième trimestre de vie, cette nouvelle partie de vie de 15-20 ans qu’on a après 50 ans.
On peut être en bonne santé et quand on prend soin de soi et qu’on a de la chance, on peut être en bonne santé très longtemps, bien plus longtemps que nos parents.
Donc réfléchir à la façon dont on a envie de les vivre et pas prendre sa retraite parce que ça peut être vraiment triste et déprimant, mais d’avoir des activités. De nouvelles activités.
C’était intéressant comme discussion et c’est tout ce que je vous souhaite, que vous puissiez prendre soin de vous et puis redéfinir ou de vérifier comment ce scénario de réussite que vous avez défini enfant – peut-être qu’il a déjà changé au cours de votre vie – est là aujourd’hui pour vos prochaines années.
Et ça peut prendre du temps de réfléchir à tout ça et de se donner des permissions justement d’avoir d’autres formes de réussite. Ecrivez-moi pour voir si je suis la bonne personne pour vous aider et si oui, comment travailler ensemble.
Après 50 ans, vous pouvez avoir envie de réussir autrement, sans forcément chercher un poste plus important, un meilleur salaire ou davantage de reconnaissance professionnelle.
En coaching, j’accompagne des femmes dirigeantes, entrepreneures et consultantes qui souhaitent redéfinir leur réussite en fonction de leurs envies actuelles, de leur liberté et de ce qui leur fait vraiment plaisir.
La question à vous poser est simple : qu’est-ce que réussir veut dire pour vous aujourd’hui ?
À la cinquantaine, certaines femmes ont déjà construit une belle carrière, occupé des postes à responsabilités ou développé leur entreprise, mais n’ont plus envie de continuer sur le même modèle.
Je vois souvent en coaching des femmes qui souhaitent moins travailler, retrouver du plaisir, développer leur créativité ou consacrer du temps à d’autres projets.
Ce n’est pas forcément une remise en question de leur réussite passée, mais une envie de donner une nouvelle direction à leur vie professionnelle.
Quand vous avez fait de grandes écoles ou évolué dans des environnements très compétitifs, il peut être difficile de ne pas vous comparer aux anciennes camarades de promotion devenues dirigeantes ou membres de comités exécutifs.
Je travaille notamment sur cette comparaison et sur la permission de ne plus mesurer votre réussite à celle des autres.
Vous pouvez avoir une carrière moins prestigieuse sur le papier et être beaucoup plus heureuse de ce que vous faites.
En analyse transactionnelle, le concept de scénario de vie permet d’explorer les décisions prises pendant l’enfance à partir des messages reçus de nos parents, de nos professeurs et de notre environnement.
Si vous avez grandi dans une famille qui valorisait les grandes écoles, l’argent ou les carrières prestigieuses, vous avez peut-être construit votre propre définition de la réussite autour de ces modèles.
Ce que j’aime dans cette approche du développement professionnel, c’est la possibilité de questionner ces anciennes décisions et d’en prendre de nouvelles.
Oui, dans l’approche de l’analyse transactionnelle, il est possible de revisiter son scénario de vie et de prendre de nouvelles décisions, même après plusieurs décennies de carrière.
J’accompagne des femmes qui réalisent que les objectifs professionnels qu’elles s’étaient fixés plus jeunes ne correspondent plus à leurs envies actuelles.
À 50 ou 60 ans, vous pouvez décider de réussir autrement, de changer d’activité ou simplement de travailler différemment.
En analyse transactionnelle, le parent critique désigne notamment cette partie de nous qui reprend des jugements et des exigences intégrés au cours de notre éducation. Je le retrouve chez des femmes qui se disent qu’elles sont paresseuses, qu’elles manquent d’ambition ou qu’elles devraient faire davantage alors qu’elles ont déjà beaucoup accompli.
Le travail de coaching peut les aider à identifier ces critiques intérieures et à se donner la permission de choisir une autre forme de réussite.
Non, une reconversion professionnelle n’est pas la seule solution pour retrouver du plaisir et de la liberté dans son travail après 50 ans.
Vous pouvez conserver votre métier tout en réduisant votre activité, en choisissant d’autres clients, en déléguant davantage ou en développant des projets associatifs, culturels ou créatifs.
Je vois en coaching que réussir autrement ne signifie pas nécessairement tout quitter, mais parfois simplement changer ses priorités.
Après des années passées à atteindre des objectifs, développer un chiffre d’affaires ou obtenir des postes prestigieux, vous pouvez avoir envie de consacrer davantage de temps à ce qui vous passionne.
Dans mes accompagnements en coaching, j’invite les femmes à explorer leurs envies, même lorsqu’elles semblent éloignées de leur parcours professionnel habituel.
La réussite peut aussi être de travailler sur des projets qui vous intéressent vraiment, sans chercher systématiquement à gagner plus ou à monter dans la hiérarchie.
Le troisième trimestre de vie professionnelle est une période que je propose d’envisager comme une occasion de réfléchir aux 15 ou 20 prochaines années et à la manière dont vous souhaitez les vivre.
Pour les femmes dirigeantes, consultantes ou entrepreneures que j’accompagne, cela peut signifier développer une nouvelle activité, transmettre leur expérience, travailler moins ou explorer d’autres formes de réussite.
L’important est de ne pas continuer automatiquement le scénario professionnel que vous avez suivi pendant des décennies si celui-ci ne vous correspond plus.
Un coaching en leadership féminin peut vous aider à prendre du recul sur votre parcours, à identifier les modèles de réussite hérités de votre éducation et à clarifier vos propres envies.
Dans mes accompagnements, je travaille sur les permissions, les scénarios de vie et la liberté de faire de nouveaux choix professionnels. Mon objectif est de vous aider à construire une définition de la réussite qui vous appartient, plutôt que de continuer à suivre celle des autres.
Les points clés à retenir
✅ Après 50 ans, il est possible de redéfinir sa réussite professionnelle en fonction de ses envies, de ses besoins et de ses nouvelles priorités.
✅ La réussite professionnelle ne se mesure pas uniquement au salaire, au statut ou au prestige d’un poste. Elle peut aussi se traduire par plus de liberté, de plaisir et de créativité.
✅ Se comparer aux autres peut empêcher de reconnaître sa propre réussite. Chaque femme a son parcours, ses ambitions et sa définition de la réussite.
✅ Notre définition de la réussite professionnelle se construit en partie pendant l’enfance, sous l’influence de notre famille, de notre éducation et des modèles qui nous entourent.
✅ En analyse transactionnelle, le scénario de vie permet de comprendre comment certaines décisions prises pendant l’enfance peuvent influencer nos choix professionnels à l’âge adulte.
✅ Le parent critique intérieur peut nous pousser à vouloir toujours faire plus, par peur d’être jugée paresseuse, incapable ou pas assez ambitieuse.
✅ Se donner la permission de réussir autrement, c’est accepter de ne plus suivre les modèles de réussite traditionnels, même après une carrière prestigieuse.
✅ Réussir autrement ne signifie pas nécessairement changer de métier. Cela peut être travailler moins, choisir d’autres projets ou consacrer davantage de temps à ce qui nous passionne.
✅ Le troisième trimestre de vie professionnelle, après 50 ans, est une occasion de repenser les 15 à 20 prochaines années, sans forcément reproduire les choix de la première partie de sa carrière.
✅ Le coaching en leadership féminin peut aider à prendre du recul sur son parcours professionnel, à identifier ses anciennes croyances et à construire une nouvelle définition de la réussite.
✅ Il n’est jamais trop tard pour changer son scénario de réussite. Ce qui nous convenait à 30 ou 40 ans ne correspond pas forcément à ce que nous souhaitons vivre à 50 ou 60 ans.



